Nous sommes tous égaux … en essence

Toutes les catégories sociales qui se trouvent en situation d’infériorité par rapport à une autre catégorie réclament plus d’égalité. Cette revendication légitime est à la base de tous les progrès sociaux, comme l’instauration des droits de l’homme, l’éducation pour tous, plus récemment la reconnaissance du droit des enfants, le mariage pour tous, etc.

Cette face positive de l’aspiration à l’égalité ne doit cependant pas occulter sa face sombre : au nom de l’égalité pour tous, chacun est sommé de se prendre en charge, de se débrouiller dans n’importe quelle situation, d’assumer sa présupposée autonomie. Or les psychologues le savent bien, nous ne sommes pas égaux devant les épreuves de la vie, la capacité de résilience, c’est-à-dire de se relever, de se reconstruire après un événement traumatique, n’est pas la même d’un individu à l’autre.

Un être qui vient au monde n’est pas une terre vierge. Il vient avec ses bagages, chargé d’un passé, d’une hérédité, mais aussi de dons, de capacités que les circonstances permettront ou non d’épanouir. Peu importe que nous considérions cette hérédité sous l’angle d’une transmission générationnelle ou sous celle, plus individuelle, de la réincarnation, la réalité qui en découle est la même : nous ne naissons pas égaux.

Si nous appréhendons l’être humain sous un angle métaphysique, seule approche à notre sens qui puisse véritablement et pleinement donner une signification à notre vie, nous partons de l’essence même de l’homme, de son identité originelle : une monade selon les philosophes grecs, un atome étincelle d’esprit selon les Rose-Croix, un Soi selon Jung et les philosophies orientales d’inspiration brahmanique. C’est-à-dire une unité indivisible qui confère à jamais une identité personnelle et qui, avant l’expérience de l’incarnation et dans ses premiers stades, est pur potentiel.

Nous sommes donc tous une « monade » en évolution, un individu – un et indivisible – dont le but est sa propre réalisation, la pleine actualisation de son potentiel. En cela nous sommes tous égaux, bien que nous ne manifestions pas un développement identique dans une incarnation donnée.

Publié le : 25/12/2013

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1 commentaire pour “Nous sommes tous égaux … en essence
  1. Maurice V a posté le 30 décembre 2013 à 16:46

    Salut Alain
    Je viens à l’instant de lire cet article de Gérard Filoche ,avant de faire une visite sur ton site et prendre connaissance de la méditation du mois.
    Je ne sais si c’est contradictoire mais je partage les 2 points de vue !

    <>

    contribution de commande pour un dictionnaire militant

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